Amandine Gay : « Je n’ai pas à choisir entre être une femme et être une noire »

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Amandine Gay ( Photo Enrico Bartolucci)

Elle veut ouvrir la voie aux générations suivantes, elle veut faire entendre les voix des femmes noires, avec elle, c’est sûr, on voit les couleurs.  A 32 ans,  Amandine Gay s’est fait un nom, ces dernières années, dans le milieu féministe, elle est l’une des voix  les plus audibles de l’afroféminisme hexagonal. Elle vient de finir le montage de son film documentaire « Ouvrir la voix », un film sur les afro-descendantes noires de France et de Belgique. Une aventure de plus de deux ans. Elle l’a écrit, réalisé et autoproduit selon les principes du Guerilla Filmmaking développé par Melvin Van Peebles. N’ayant eu aucune aide du Centre national du cinéma (CNC), elle a décidé de passer par le crowdfunding pour que son film puisse exister en salle.

Aujourd’hui, installée au Québec, depuis 18 mois, elle était en France, il y a quelques semaines, pour faire, en autre,  la promotion de son film. C’est à la terrasse d’un café en face de la basilique de Saint-Denis, dans le 93, que nous avons rencontré cette grande et charismatique femme noire. On a parlé d’afroféminisme, du Québec, de santé… Une longue conversation avec cette ancienne étudiante de Science Po qui n’a pas sa langue dans sa poche. Comme on dit au Cameroun, elle ne donne pas le lait.

 

 Just See Real : Tu es de retour en France depuis quelques jours. Contente de revenir dans l’hexagone ?

Amandine Gay : Oui la nourriture française m’avait manqué ( NDLR : elle déguste un steak tartare au moment de l’interview). Ça fait un peu cliché mais c’est vrai que les bons produits français et pas trop chers ça manque au Québec. Sinon je suis un peu fatiguée avec tous ce que je fais depuis que je suis ici. Entre les différentes sollicitations et la promo autour de mon film, c’est un peu fatigant mais c’est très plaisant aussi.

Comment est née cette idée de donner la parole aux femmes noires, en ça ton documentaire « Ouvrir la voix » est une rareté?

Je suis dans le milieu militant depuis  longtemps, féministe, afroféministe. Au bout d’un moment je me suis retrouvée dans une impasse. Pour qu’il y ait un changement dans la société, il faut une masse critique car toi et ton petit groupe de potes radicaux, c’est pas suffisant. La question est : à qui tu parles, qui tu touches avec ton discours. À un moment j’avais vraiment la nécessité de parler aux gens. Le militantisme a ses limites.  Parce que ce que je reproche au monde militant et même universitaire, c’est de partir du principe que tout le monde est comme toi, que tout le monde a fait les mêmes études, lu les mêmes livres. C’est pour ça que là je sors du monde militant pour me consacrer à la recherche et à la création. Mon travail reste politique mais il est moins idéologiquement marqué.

Pourquoi il était nécessaire pour toi de faire ce film ?

J’ai fait ce film car c’est celui que j’aurai aimé voir quand j’avais 15/ 16 ans quand je pensais que j’étais parano. C’est le film d’avant la conscientisation.

L’idée c’est aussi comment tu fais prendre conscience aux gens que leur expérience est politique. Par exemple quand dans le documentaire,  je pose la question sur les mots « Gazelle, féline, panthères… » et que toutes  les filles soufflent et disent laisse tomber, tu comprends qu’il y a un truc. Et que cela a une racine. Certaines vont te dire c’est un héritage colonial. L’idée c’est de faire un film qui est, en même temps, didactique et  politique parce qu’en fait tu vois d’abord l’humanité de personnes…qui se trouvent être noires. Tu vois les choses qui les ont blessés, les choses qui leur ont donné de l’espoir, tu vois les moments où elles ont réussi à surmonter les barrières systémiques. Je souhaite qu’en sortant de la salle, tu aies de l’espoir. Lars Von Trier dit « un bon film c’est comme un caillou dans ta chaussure » et je suis d’accord avec ça. L’objectif ce n’est pas que les gens sortent du film et se disent « ça y est je vais prendre une carte dans un groupe afroféministe ». Mais déjà si tu es une jeune femme noire et qu’on t’a déjà fait le coup de « Vous les noires vous êtes trop caliente » et que tu as vu la séquence où on parle de la fétichisation des corps, ça peut te permettre de nourrir ta réflexion. L’idée c’est que chacun fasse le chemin à son rythme.

« J’ai fait ce film car c’est celui que j’aurai aimé voir quand j’avais 15/ 16 ans quand je pensais que j’étais parano. C’est le film d’avant la conscientisation. » 


Qui sont les femmes qui témoignent dans le documentaire ?

J’avais envie de montrer une diversité de femmes noires, de la plus foncée à la moins foncée. Elles sont 24, elles avaient  entre 22 et 47 ans au moment du tournage.

Quand j’ai contacté les filles, je leur ai proposé un pré-entretien. Je leur ai expliqué quelles étaient les thématiques et est-ce que ça leur convenait ou pas. Car on y parle d’orientation sexuelle, de religion, dans le film il y a de la nudité, des performances artistiques, du burlesque. Je voulais être sûre qu’elles puissent assumer d’être visibles dans ce film-là. Les 24 participantes ont toutes répondu aux mêmes questions. C’est un film très écrit mais je voulais que l’échange se passe sous forme de conversation, c’est ce qui fonctionnait le mieux. On m’entend un peu mais on ne me voit pas à l’écran. Au final cela crée une conversation entre les 24 filles.

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La réalisatrice a choisi des plans très serrés pour filmer les participantes. « Comme ça on entre dans leur intimité. Ce film repose sur un slogan féministe le privé est politique », explique Amandine Gay.

Les profils des participantes sont-ils divers  aussi bien au niveau des origines sociales que des parcours scolaires ou professionnels ?  

La majorité de filles ont fait des études supérieures. Dans le film, il y a mes potes donc soit des filles artistes, soit des filles que j’ai rencontrées dans mon parcours d’études… Il y a celles qui ont répondu au message que j’avais envoyé sur twitter. Tout le monde n’est pas sur twitter, celles qui y sont sont souvent celle qui ont des blogs ou sont à l’aise avec ces sujets là. Après il y a aussi des copines de copines de copines..

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Une des critiques que j’entends souvent sur les jeunes afroféministes, c’est de toute façon « vous n’êtes pas représentatives des Noires parce que vous avez fait des études supérieures ». Il n’y a pas de statistiques ethniques en France. Donc qui a dit que les filles du film « Bandes de filles » sont plus représentatives des Noires que les filles qui sont dans mon film. Et il n’y pas de chiffre, on en sait rien, pour de vrai…

La question de la représentativité ne se pose que lorsque ce ne sont pas des femmes dans des situations où elles ont besoin d’aide. Quand tu as des femmes noires qui sont représentées comme sans papiers, travailleuses du sexe, drogués, personne ne se pose la question de la représentativité. Quand tu as des femmes noires éduquées qui parlent de leur expérience, pas forcément avec un langage universitaire. On va nous sortir « ouais mais elles ne sont pas représentatives ». Je répète mais quand il y aura des statistiques ethniques qui diront que 80 % des femmes noires  ne sont pas universitaires, on pourra alors dire qu’elles ne sont pas représentatives. Pour le moment, on en sait rien.

Dans le film, la différence sociale, elle est principalement illustrée dans la partie sur l’orientation scolaire. Entre celles qui étaient en ZEP et celles qui savaient que les classes prépa existaient, tu arrives à savoir de quel milieu social elles sont issues. Parce que si tu leur demande elles répondent toutes : classe moyenne. Mais c’est vrai et pas vrai entre celles dont les parents sont fonctionnaires mais pas propriétaires de leur logement et celles dont les parents sont médecins, propriétaires, ce n’est pas la même classe moyenne.

 

 « Qui a dit que les filles du film « Bandes de filles » sont plus représentatives des Noires que les filles qui sont dans mon film. »

Tu parles d’afroféminisme, des critiques que l’on peut vous faire. Mais tu peux nous dire pourquoi avoir choisi l’afroféminisme et non le féminisme, tout court?

La différence avec le féminisme classique  c’est ne pas avoir à choisir entre être une femme et être une noire. Parce que le problème c’est que sur plein de sujets la dimension noire dans le mouvement féministe n’est pas prise compte. C’est à dire on va te présenter comme grande lutte des années 70 le droit à l’IVG, qui est une grande lutte importante, sauf que dans le même temps on stérilise de force des femmes à l’Île de la Réunion. La question du choix d’être mère en tant que femme noire se pose mais elle ne se pose pas de la même façon.

Il faut s’intéresser à nos questions car c’est nous qui prenons les césariennes d’office et là il y a des chiffres. Parce qu’il y a eu des mouvements de contestation de ces pratiques là donc il y a des chiffres et des études. Pour moi, on est victime de ce que Sharone, une des fondatrices de Mwasi (collectif afro féministe), appelle le « blantriarcat ». L’histoire des césariennes, c’est parce que il y a plusieurs années, dans le 93, il y a une arrivée de femmes d’Afrique de l’ouest qui avait des bassins étroits et dont certaines étaient excisées, donc c’était plus simple de faire des césariennes, moins de risque pour la mère et la bébé, sauf qu’en fait à quel moment cela devient toutes les femmes noires. Après se développe cet espèce de mythe que les femmes noires ont un bassin étroit. Une partie des femmes noires de France sont caribéennes, quel est le lien avec le bassin étroit et les césariennes. Tous les bassins de femmes sont différents. Nous, on a pas droit à l’individualité.  C’est typiquement le genre de sujet dont je n’ai jamais entendu parler dans les mouvements féministes.

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Image tirée du documentaire « Ouvrir la voix ».

C’est pour ça que tu n’es pas restée dans Osez le Féminisme  (OLF) ?

Oui je ne me reconnaissais pas dans ce mouvement. On va plus facilement te parler de l’excision qui ne concerne au final que très peu de femmes noires en France. Pourquoi est ce qu’on ne parle pas de la discrimination des femmes noires diplômées à l’accès au travail. Carmen Diop a fait un thèse là-dessus. Elle a réussi à être haut fonctionnaire mais son parcours fut très compliqué ( discriminations, plafond verre, vexations…) Il faudrait des statistiques sur ces questions là.  Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’intéresser aux problématiques des primo arrivantes mais quand il n’y a que ça et que tout ce à quoi tu as droit c’est la question des sans papiers.

Il y a aussi, la question du harcèlement de rue, dans les mouvement féministes mainstream, quasi systématiquement, la représentation qui en est faite ce sont des mecs qui font « wech, wech, hé mademoiselle…». Moi j’ai grandi à la campagne lyonnaise, c’est des hommes blancs qui s’arrêtaient à mon arrêt de bus, quand j’avais 15 ans, pour me dire « tu veux pas monter », ça c’est du harcèlement de rue. Moi j’en ai vécu autant avec  des hommes blancs  qu’avec des hommes racisés. Et les trucs sales, genre je suis sapée me rendre à une audition (NDLR : elle est aussi comédienne) et je suis perdue dans le 16ème à Paris, là il y a un vieux blanc qui me dit « viens on va au resto », je dis non mais il n’en démord pas, il insiste genre « je sais que tu es une prostituée… ».    Ce genre d’histoire mes copines noires et moi, on en a plein.

Souvent ce que je dis c’est que dans le féminisme blanc classique français, il y a quand même une tendance à voir, à représenter le patriarcat non blanc, comme étant plus violent que le patriarcat blanc.

Quand tu commences à dire que tu es afroféministe, tu es militante pour les droits des noirs, que les droits des noirs c’est le droit de l’homme, tu fais chier tout le monde… Depuis que j’ai de la visibilité, j’ai perdu beaucoup d’ami.e.s sur les 3 dernières années.  Mais bon comme il y  a eu, récemment, un papier dans le Monde où l’on parlait des nouveaux féminismes et que je suis dedans, certain.e.s commencent à se dire, « en fait l’afroféminisme c’est un vrai truc. Amandine n’est pas une dangereuse racialiste ».

Mais attends ils ne te connaissaient pas ou quoi ?

Quand j’ai commencé à avoir de la visibilité publique j’ai vu des potes à moi qui tombaient des nues comme s’ils découvraient qui j’étais et ce que je vivais.  Je me disais ça fait 10 ans que je vous parle  de ces choses là. En 2006, mon mémoire de fin d’études à Science Po, c’était les enjeux du traitement de la mémoire coloniale en France, avec comme application la représentation des Noirs dans la pub. Comment tu peux me connaître depuis 10 ans, m’entendre parler de ces sujets là et faire le surpris. J’ai toujours été militante. Aujourd’hui ils me disent, « je ne pensais pas que c’était à ce point».

Il y a aussi les attentats. Depuis les gens arrêtent de réfléchir, ça fait  ressortir les sales trucs. C’est cool et c’est swag d’avoir une pote noire mais à partir du moment où j’ai commencé à dire, l’afroféminisme c’est pas une excuse pour être islamophobe. Certains se sont éloignés.

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Image tirée du documentaire « Ouvrir la voix ».

Cela fait  plus d’un an que tu es à Montréal, au Québec, pourquoi tu as décidé de quitter la France ?

J’étais aigrie, j’étais malheureuse. Quand tu as envie de créer des trucs et que tu ne peux pas, c’est déprimant. A Montréal, c’est différent. Mais j’ai plein de copines noires nées au Québec qui sont aussi énervées que nous ici. C’est juste que  comme tu viens d’un endroit plus violent, le Québec te parait plus détendu. En plus dans le monde universitaire comme je viens de France et que j’ai fait Science Po, les gens me tiennent la porte (rire). J’ai jamais vécu ça. Tu passes d’un endroit où tout le monde te snobe à un endroit où on te considère. J’organise une conférence là-bas je suis payé. En France, c’est moi qui paye tout.

Je sais par contre en m’installant au Canada que je participe à la colonisation. Et c’est vraiment problématique quand tu te considères comme une personne décoloniale.

Parce que je dis que c’est un pays  plus détendu. Mais bon je ne veux pas faire comme si c’était un eldorado. Tout ce bien-être canadien ou québécois repose sur l’exploitation des autochtones, qui sont là et bien là. Et c’est quelque chose à réfléchir en tant que migrant. Comment aller vivre là-bas et ne pas en rajouter ?  Je n’avais pas compris à quel point il y avait un souci avec les autochtones avant de vivre au Canada. Ils se font voler leur terre, encore aujourd’hui. Il y a toutes les questions d’extraction (gaz de schiste, fracking). En plus, il y a aussi le problème des femmes autochtones,  aujourd’hui on parle de plus en plus du phénomène des « Missing and murder indigenous women ». Ça se chiffre en dizaine de milliers de femmes autochtones qui ont été assassinées et qui disparaissent. Ça vient de l’héritage colonial. Le premier pas de la colonisation, ça a été de diaboliser les femmes,  il fallait détruire ces femmes car les communautés reposaient sur elles.

Même en tant que femme noire tu vas moins te faire harceler mais c’est parce que c’est les femmes autochtones qui prennent tout.

J’émigre car j’en peux plus d’ici mais là bas je vais essayer d’être une bonne alliée des autochtones.

Comment tu as senti le pays pendant ce séjour, en France ?

C’est pire qu’avant. Je suis vraiment déprimée. Les militaires partout. Ce matin, j’en vois 5 avec leurs mitraillettes, moi déjà ils me font peur, ils tiennent même pas leur truc vers le bas, ça me rassure pas du tout.

J’ai constaté aussi que beaucoup de gens  veulent partir, la plupart ont fait des études, sont motivés, se bougent, créent des choses. Moi quand il y a plus de trois ans j’ai commencé à en parler  de départ, beaucoup me disaient « mais non, faut rester, il y a encore des choses à faire ici, si on fait rien, rien ne va changer ». La frontière c’est l’âge. Après 30 ans, tu dis « tu sais quoi, j’ai envie de vivre et  de vivre autre chose ». Le départ c’est aussi une solution de privilégiés. C’est horrible de dire à la majorité des noirs qui ne peuvent pas quitter la France que la solution c’est de se tirer. Mais mon déclic perso, c’est que je ne me voyais avoir des enfants en France.

Et quelles sont les prochaines thématiques sur lesquelles tu as envie de travailler ?

Je viens de faire 10 années sur les questions coloniales, le film marque la fin de cette période. Maintenant je vais aller sur la justice reproductive, sur  les questions de santé. C’est complètement déserté dans le monde francophone. Il y a beaucoup de choses à faire.

Quelles sont les organisations en France qui luttent pour la justice reproductive ou qui s’intéressent au placement abusif des enfants racisés ? La Ligue Française des Droits de l’Enfant recense plus de 200 000 placements abusifs par an en France, c’est majoritairement des enfants de pauvres et/ou de non-blanc. Et ça fait pas du tout partie des enjeux des mouvements antiracistes et panafricains. Même les femmes noires, d’ailleurs, ne s’intéressent pas aux violences d’État qui ont lieu contre leur corps… Combien de femmes se retrouvent en dépression  suite à des grossesses qui se passent mal, se retrouvent avec des complications et qui en plus n’osent même plus aller chez le médecin.

Il y a en a combien des tontons, des tantines qui ne vont pas consulter car ils ont peur qu’on leur parle mal, qu’on les infantilise ou parce qu’ils ont peur qu’on leur dise ce qu’ils ont. Et puis quand ils décident finalement d’y aller, c’est trop tard. Certains tontons ne vont plus chez le médecin car dans certains pays d’Afrique, les occidentaux venaient tester des vaccins, des médicaments, et beaucoup ont donc vu des amis mourir après être allés faire à un vaccin contre la grippe, par exemple.

Il y a aussi la drépanocytose (maladie génétique qui touche principalement les personnes noires, voir le site de l’Association pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose),  comme on veut pas faire de communautarisme, il n’y a pas de campagne ciblée  de don du sang en France. Il n’y a pas non plus de mouvement noir, à ma connaissance, qui mobilise ses militants pour aller faire des dons du sang. Ce que je dis ce n’est pas donner son sang pour les Noirs, tu donnes ton sang pour tout le monde mais en tant que Noir il y a plus de chance que tes plaquettes correspondent à une personne qui a la drépanocytose.

On parle beaucoup de violence policière parce qu’on nous tue et que c’est visible, mais on nous tue aussi à petit feu.

Just See Real et DLG

 

  • Pour participer à la campagne de crowdfunding pour le film documentaire  « Ouvrir la voix » c’est par  .
  • Pour voir  les scènes coupées, c’est par ici.

 

 

 

 

 

 

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4 réflexions sur “Amandine Gay : « Je n’ai pas à choisir entre être une femme et être une noire »

  1. Hey, est ce que quelque’un pourrait me donner des sources ou des liens concernant les stérilisations forcées de femme à l’île de la Réunion, dont elle parle? En tant que réunionnaise je me sens très concernée, mais je n’en avais jamais entendu parler … Si vous avez des informations, je suis preneuse!

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